Biennale graphique

Faisant partie des personnes dys, j’ai appris qu’échouer à l’école n’était pas un signe de manque d’intelligence ni malheureusement, un manque d’implication. J’ai connu de très beaux moments de découverte auprès de mes orthophonistes. Je me souviens par exemple du jour où j’ai compris l’addition grâce à la manipulation de noix dans des pots. J’ai eu un sentiment très absurde sur l’éducation en primaire, car il y avait très peu de projets concrets. Quand j’ai découvert des propos scientifiques mettant en avant l’importance de la manipulation chez les jeunes enfants, je n’ai pas pu m’empêcher de me souvenir de ce sentiment d’avoir évolué de la primaire au collège dans un milieu hostile.

Plus tard dans mes études supérieures, j’ai eu un grand espoir pour les générations futures en lisant des études sur les sciences cognitives et l’apprentissage des fondamentaux. Je tends à penser que certaines découvertes vont aider toutes les formes de fonctionnements neurologiques. Mon sujet ne traite pas des dys, mais de supports graphiques et de recherches scientifiques.

Selon moi, ce qui peut aider un enfant en difficulté peut en aider d’autres. Cela a été le cas des études de Maria Montessori, utilisées aujourd’hui sur des profils non-atypiques. J’ai voulu, en écrivant ce dossier, voir quelle place peut avoir le design graphique dans l’apprentissage des fondamentaux. Je me suis intéressée au jeune public car je suis fascinée par leur vitesse d’évolution et par le fait que pour développer leurs intelligences, ils doivent réaliser des gestes simples du quotidien.

J’ai découvert des doctorants s’intéressant au graphisme et aux apprentissages, des artistes qui produisent des projets artistiques originaux et des salles d’exposition existantes comme le Quai des petits, qui mettent en pratique les théories sur l’apprentissage des fondamentaux.

C’est pour cela que j’ai décidé, dans la continuité de ma réflexion, de mettre en avant ces travaux : des projets ludiques et artistiques qui offrent manipulation et divertissement aux enfants. Des jeux de la catégorie « libre » qui développent autonomie et capacité psychomoteur tout en s’amusant. 

Pour cela je me suis demandé : comment créer du dialogue et de la médiation entre le design graphique et l’univers du jeune public, par le domaine du jeu, pour l’apprentissage des fondamentaux ?

Mon idée est de créer une biennale graphique spécialisée pour le jeune public pour encourager les familles à utiliser des outils d’éveil et à approfondir, les recherches en design graphique (sciences cognitives, thèse en graphisme et apprentissage, laboratoire de recherche en entreprise etc.).

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